Rhisnes - Syndicat d'Initiative de La Bruyère

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Rhisnes

Les villages
 
Le village de Rhisnes s'étend sur 9, 62 Km². Seule la partie du territoire qui s'étend au sud-est vers Namur, et dont les vallons sont couverts de bois, de parcs et de châteaux, présente un intérêt touristique. Le centre est massé autour de l'église, construite sur une légère butte. Sur la place communale se situent la maison communale. Les maisons sont bâties le long des rues sinueuses et montantes qui rayonnent tout autour de l'église.

L'étymologie
 
On ne sait pas exactement d'où vient le nom de Rhisnes. En 1211, Raines ; en 1230 : Rienes ; en 1279 : Risnes ; Rienez un siècle plus tard ; Rynes sous Charles Quint puis Rinez, avant de prendre le H de son orthographe actuelle.

Saint-Didier, patron de la paroisse

Ce ne fut pas une grosse paroisse que le chevalier Gilles de Lerinnes remit en 1228 entre les mains du prieuré d'Oignies. Le premier chiffre de la population locale de 1464 est de 30 ménages dont 11 maisons de culture.
 
La primitive chapelle ou église ne devait pas être très vaste. Aucun écrit ne parle de cette église avant le 17e siècle. En 1381, on sait simplement qu'elle était consacrée à Saint-Didier. En ce qui concerne son nom, il reste à choisir entre les deux Saint-Didier ou Dizier, du latin Desiderius. Au 17e siècle, le curé de Rhisnes, Frère Pierre Hennet, n'hésite pas : pour lui, Saint Didier de Langres couronne son oeuvre de restauration de l'église, il va d'ailleurs s'en procurer une relique en 1660. L'église actuelle date de 1841, la chaire de vérité garde visible la date de 1729.

Le presbytère

Il s'agit d'une très ancienne construction bâtie au milieu d'un jardin emmuraillé. Une dépendance, une grange ou ancienne étable, accotée à la maison, semble indiquer que cette propriété a eut jadis une toute autre destination. L'entrée au presbytère de Frère Hennet en septembre 1646, vit arriver beaucoup de modifications à la construction en ruines. En 1652, il construisit une grange et une boulangerie. Le mur d'enceinte autour du jardin date de 1655. Ce bâtiment est classé.

Les châteaux de La Falize et d'Arthey

Le château de La Falize est aujourd'hui transformé en ferme, il semble dater du 16e siècle. Il est bâti en style mosan, très simple, avec des fenêtres rectangulaires à meneaux en croix. La tour principale, de forme carrée, atteste qu'il s'agit d'une authentique résidence seigneuriale. Certaines pièces de ce château sont conservées dans leur état ancien, avec un mobilier d'époque qui en fait des salles de musée. Il se situe notablement au sud-est du village, caché dans les bois qui s'étendent le long de la route Bruxelles-Namur (ancienne nationale 4).
 
Le château d'Arthey se trouve à droite sur la même chaussée, une belle drève le relie à la route. Le nom est porté depuis le 13e siècle et naturellement avec des orthographes diverses : Artaing, Artet, Arthey et même Arte. Il dut y avoir un hôpital à Arthey même, si l'on en croit le registre de la cure. On pourrait conjecturer que l'hôpital en question ait fusionné avec celui de Namur, qui, au 14e siècle (devenu ensuite l'hospice St Gilles) fut propriétaire à Arthey. Au 13e siècle, Arthey est également un moulin. Ses bâtiments ruinés et mélancoliques dorment aujourd'hui au bord du bief qui faisait jadis tourner la meule. Ce domaine de 458 hectares belges que mesuraient la Falize et Arthey, les propriétaires espagnols les exploitèrent par l'intermédiaire d'un homme de loi, Pierre Jean Maes. Il acquit lui-même par la suite ce beau domaine pour le laisser en mourant, en 1825, à sa fille unique, qui le suivit dans la tombe, un an plus tard. Sa mère, née Willems, hérita de La Falize et d'Arthey. En 1829, cette dame épousa un gentilhomme de Bruxelles mais aux origines poméraniennes qui s'était illustrée au cours des siècles dans les armes, le droit et l'Eglise. C'est ainsi que les Mévius s'installèrent à Rhisnes. Le pilote de rallye automobile, Grégoire de Mévius, habite notamment dans une petite demeure de ce domaine d'Arthey.

Château de La Bellardière aussi appelé le Chainiat. Ancienne propriété de la famille de l'Escaille. Elle fut vendue en 1942 à Henri Lambert De Rouvroit (Chevalier), ancien Gouverneur de la Province de Namur en 1944.

Les fermes.

La Ferme des Dames Blanches déjà citée en 1467, était primitivement occupée par une communauté religieuses carmélite (Les Dames Blanches). Cette ferme resta leur propriété jusqu'en 1789, puis fut rachetée par les Monjoie.
 
La Ferme du Spinoy située en face de l'église St Didier, a conservé quelques parties remarquables. Dans la grange (encore visible), on y percevait la dîme.
 
La rue des Chômeurs
 
Curieux nom pour une rue ... mais cette dénomination lui fut donnée en remerciement des chômeurs qui, pendant la guerre de 1914-1918, ont réalisé le travail d'empierrement.
 
Rhisnes a été de tout temps un village carrier, où l'on exploitait la pierre et le marbre. Actuellement, Cromarbo (marbre) et les Carrières Gilles sont toujours exploitées.
 
Les quelques belles demeures bourgeoises entourées de beaux parcs, attestent que Rhisnes est un séjour agréable où les résidences patriciennes et aristocratiques sont nombreuses.
 
PATRIMOINE DE RHISNES, EN BREF

- Eglise néo-classique Saint Didier (1841)
- Presbytère (classé) (17e siècle)
- Ferme du Spinoy (18e siècle)
- Ferme de la Falize (18e siècle)
- Ferme d'Arthey (17e siècle)
- Ferme des Dames Blanches (18e siècle)
- Chapelle Notre-Dame de Hal (1838)
- Chapelle Notre-Dame de Liesse
- Potale Notre-Dame de BonSecours (1780)
- et d'autres Chapelles
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