L'Ordre à La Bruyère - Syndicat d'Initiative de La Bruyère

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L'Ordre à La Bruyère

L'Ordre de Malte
La Bruyère, commanderie de l'Ordre du Temple, puis de Malte.

Quand on examine l'histoire de la Hesbaye, on s'aperçoit que la chaussée Brunehaut (de Bavay à Tongres) qui la traversait déjà au temps des Gaulois, puis des Gallo-romains a eu une influence prépondérante. Route d'invasion et de commerce, elle était reliée par des routes secondaires à tous les centres principaux, de part et d'autre de son parcours. Le Namurois (appelé Pagus de Lomme, puis Comté de Namur) avait des routes vers Baudecet (près de Gembloux) sur la chaussée romaine. On peut imaginer les parcours que faisaient les voyageurs, les commerçants, les guerriers pour aller du roman pays de Brabant au Namurois.
Les Chevaliers du Temple et de Malte étaient des moines soldats. Ils habitaient des Commanderies c'est à dire maisons, châteaux ou fermes fortifiées, avec chapelle appartenant à leur Ordre. En Belgique, les Templiers créèrent quatre Commanderies majeures qui encadraient les autres : Slype en Flandre occidentale ; Saint-Léger (Tournai) ; Bertransart (Gerpinnes) et Villers-Le-Temple. Ils pouvaient, dans la région faire le parcours Baudecet - Saint-Denis (Commanderie de La Bruyère) - Seumois - Saint-Martin - Fond de Mauroule - Rîle - Berlacomines - Tienne aux Paukis - Hastimoulin - Namur. C'était le Cardo (direction) est. De Baudecet, on pouvait aller vers Liberchies et Nivelles (Commanderie de Vaillanpont à Thisnes).
D'autre part, de la Commanderie de Chantraine (Huppaye en Brabant), on pouvait se rendre par une route secondaire vers Ramilies - Perwez - Vedrin - Rond-Chêne, vers Heuvy et Namur. Cette route s'appelait Cardo Maximus. De Bertransart, on pouvait aller à La Bruyère par St-Gérard (Brogne) - Le Champeau - La Charoitte - La Foliette - Namur puis Saint-Denis par le Cardo est.

Chapelle Saint-Sauveur -
Extrait de la carte figurative de la ferme de La Bruyère à Sant-Denis, appartenant à l'Ordre de Malte - 1767
L'acte le plus ancien concernant "La maison de Bruière" date du 17 février 1241, il est conservé dans les fonds de l'abbaye de Salzinnes. Cet acte mentionne un litige entre le monastère du Val-Saint-Gorges (abbaye de Salzinnes) et les Templiers de La Bruyère, à propos d'une terre adjugée au monastère. La Bruyère dépendait d'abord de Bertransart. En 1262, la Commanderie de Bertransart devient la seule Commanderie majeure du Comté de Namur. En 1312, Bertransart, La Bruyère, Villers-Le-Temple passent aux Chevaliers de Malte et sont annexées à la baillie d'Avalterre (Pays-Bas), dont Chantraine (Huppaye en Brabant) était le siège. En 1313, la maison du Temple de La Bruyère comptait 180 bonniers de terre rapportant annuellement 90 muids d'épeautre, 19 bonniers de pré et 100 bonniers de petit bois. Elle possédait, outre la ferme, un moulin et une brasserie. Des biens éloignés étaient loués à des fermiers. La maison de La Bruyère possédait aussi une chapelle, fondation des Templiers (on peut encore remarquer dans les murs extérieurs du corps de logis de la ferme, l'emplacement des anciennes fenêtres vitrées de cette chapelle). La messe y était célébrée 3 fois par semaine à l’époque des Hospitaliers.
Les guerres du 17e siècle ayant endommagé la chapelle de La Bruyère, le service divin fut célébré dans la chapelle de Saint-Sauveur à Meux, appartenant également à l'Ordre. En 1373, la maison de La Bruyère avait encore son recteur. La valeur des biens était alors estimée à 100 muids d'épeautre de revenu annuel. En 1466, la baillie est divisée en 2 Commanderies, dont l'une, demeurant à Chantraine, se compose des maisons situées en Brabant et Comté de Namur. En 1772, Chantraine est encore divisée en 3 et garde 6 maisons dont celle de La Bruyère. Au 15e siècle, toutes les maisons de l'Ordre étaient louées à des fermiers laïcs. Après 1605, on ne trouve plus mention du moulin, ni de la brasserie. Au temps des Hospitaliers, le fermier de La Bruyère contribuait à la dotation de la chapelle d'Arthey. De même, il servait une rente à l'église de Saint-Denis. La violation du territoire national par les troupes françaises amène la fin du régime féodal. Les biens de l'Ordre de Malte sont nationalisés. Jean-Baptiste Buiron, royaliste français, né à Epernay, émigré en Belgique achète La Bruyère ainsi que la chapelle Saint-Sauveur à Meux. Il permit aux habitants de Meux d'utiliser la chapelle pour les besoins du culte. En 1822, il fit construire à 150 m de la ferme, le château actuel entouré d'un jardin.
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