Emines - Syndicat d'Initiative de La Bruyère

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Emines

Les villages
Les origines
 
Emines est un nom probablement d’origine franque, les suffixes ines, inas ne se trouvent que dans les noms de lieux dans les évêchés de Liège et de Cambrai. Ils sont employés comme diminutifs du nom plus ancien en l’occurrence ici Hem ou Em (maison ou habitation).
 
Emines se dit en wallon "émène". Au fil du temps Emines pris différents orthographes. On trouve en 1064 "Esmines" ; en 1209 "Hesminnes" ; en 1211 "Esminis" ; en 1230 "Esmines" ; en 1288 "Eminnes" ; Godin d'Emines est cité en 1209 et 1211 ; Evrard d'Emines, chevalier, 1228-1235 ; Guillaume d'Emines, homme de fief, 1327, Cela correspond à des formes romanisée ou latinisée suivant les usages des époques.
 
Houyoux
   
Le Houyoux est un presqu’un nom commun et plusieurs cours d’eau ont cette origine commune. Le nôtre, celui qui coule dans notre entité a donné son nom à des localités ou villages comme Huy-l’Eglise devenu Huglise ; Huy-le court, hélas disparu ; Huy-le-Planche devenu Hulplanche. Suivant les étymologistes le nom initial serait bien Huy ou plus exactement Huies, le u étant prononcé ou. C’est un mot d’origine celto-germanique qui nous a était transmis au cours de l’histoire ; par Hoyolus en 1245 ; Hoyu en 1248 ; Hoylo en 1251 ; Houyoul en 1291 ; Huyoul en 1323 ; Houyoul en 1402 ; Hoyoux en 1468 ; Hoyoul en 1602. Sa signification est "terre qui brule ou charbon de terre", qui deviendra houille. Sur tous les parcours de ces différents petits cours d’eau, des gisements de charbon de terre et de limonite (fer) ont été exploités depuis leur plus lointaine occupation connue.

Le pont de SEUMOY

Situé très certainement sur le diverticule qui conduisait du site de Grognon à Baudecet, un des chemins qui desservait encore Namur en 1592 année de la terreur et du siège de Louis XIV sur la Citadelle. Sur ce gué, utilisé bien avant l’arrivée des Romains, un ponceau a été construit ou reconstruit après le siège de Namur ainsi que la route d’accès à celui-ci, comme on peut le retrouver sur l’Atlas de Trudaine en formes et en dimensions comme les ouvrages réalisés sur les routes royales et militaires de France au début du XVIIe.
 
En 1602, les Archiducs autorisent Jean Pacquet, bourgeois à Namur, à construire un moulin à eau, juste en amont du ponceau, pour la facilité des gens de Saint-Denis, de Meux et d’ailleurs. Les fondations de ce moulin existent toujours. Ce moulin était destiné à broyer des agrégats utilisés en tannerie.

Les fermes.

Emines peut se targuer d’avoir possédé de très belles fermes, mais seules les terres sont encore exploitées de nos jours.  Les bâtiments ont généralement perdu leur statut de ferme, certaines ont été transformées et ont reçus une autre forme d’exploitation, principalement en logements.

La ferme du Hazoir
 
Située sur la route de Meux, cette ferme est à mi-pente du versant nord de la vallée du ruisseau du bois de Linfagne. C’est une importante construction en brique chaulée reconstruite au 19e siècle, à l'emplacement d'une cense qui a été associée à la ferme Trehet au début du 18e siècle.

La ferme de Seumoy
 
Arrière fief de Saint-Martin est un vaste quadrilatère isolé sur le versant sud de la vallée du Houyoux. Son existence est connue depuis très longtemps. L'ancienne construction fut en partie détruite en 1644 par 5 régiments de cavalerie qui séjournèrent dans les environs et y commirent d’énormes dégâts !

Le château ferme de Saint-Martin
 
Siège d'une ancienne seigneurie hautaine, est un bel ensemble, naguère fortifié, construit en moellons de grès et de calcaire sur le versant sud de la vallée du Houyoux. Cette ferme possédait une chapelle castrale dédiée à la Vierge qui renfermait un certain nombre de pierres tombales.
 
Huy-Huglise était jadis un village et une paroisse avec un cimetière (il possédait 11 feux maisons en 1465). Disparu suite aux guerres menées par Louis XIV en 1592, il se situait un peu en contrebas du pont de Seumois sur la rive gauche du Houyoux. Des restes de fondation de maisons se devinent encore. Les fondations d’un manoir étaient encore visibles vers 1840.
 
La ferme d'Hulplanche

Siège de l’ancienne seigneurie hautaine de Huy-La-Planche, située au nord-ouest du village d’Emines, est un vaste quadrilatère établi sur un terrain légèrement vallonné. C’est un ensemble en calcaire et briques chaulés, dont les volumes sont dressés autour d'une vaste cour carrée et pavée, cette ferme n'est plus exploitée. L’ensemble des bâtiments, grange en long, étables et écuries ont été restaurés et une partie a été destinée à des logements.
 
La ferme de la Tour

Située en face du château Ladmirant ou château Ruzette non loin de l'église et du centre culturel. Ancienne propriété des d'Emines (probablement l’ancienne cense de la Motte, citée au 14e siècle).

La ferme de la Gloriette

Située dans la rue du même nom, c’était une ferme en carré traditionnelle avec une splendide grange en long, construite dans la 2e moitié du 18e siècle. C’était également un ancien fief remontant au 15e siècle. L’ensemble a été reconverti en logements assez luxueux.

La ferme Le Chenoy

Située entre Bovesse et Rhisnes, au lieu-dit Chenoy, cette ferme était un arrière-fief de la seigneurie de Saint-Martin, toute proche. Elle n'échappa pas aux ravages causés par les troupes de passage en 1644). Ferme clôturée de moyenne importance, reconstruite aux 18e et 19e siècles autour d'une cour trapézoïdale. Volume daté de "Anno 1781" de part et d'autre de la clé du portail sur cour, dont le cintre pose sur de gros piédroits à queues de pierre.
 
Actuellement, elle est le siège du "Domaine vinicole du Chenoy".
 
Le Château Ladmirant, appelé Château Ruzette.

Cette propriété appartient à M. et Mme Ruzette, d'où le surnom du Château. Il est situé rue de Rhisnes, en face de la ferme de la Tour. Il s'agit d'une bâtisse en briques et pierres bleues dont le plan en T asymétrique s'ouvre largement vers un parc. Construction traditionnelle sur haut soubassement biseauté en moellons calcaires, comme en témoignent le pignon et la façade à rue. Dans le parc, on peut trouver un certain nombre d’arbres remarquables. Une glacière y a été restaurée dernièrement.
 
Dans les dépendances, des séminaires, des stages de tennis et de langues y sont organisés.

L'église saint Lambert.
 
La communauté chrétienne d'Emines remonte très probablement à la fin du VIe ou au début du VIIe siècle. Vers l'an 1047, cette communauté ou cette paroisse passe sous l’égide du chapitre de l'église collégiale de Saint Aubain de Namur. L’église Saint-Lambert à Emines était une construction en bois et torchis sur une assise en pierres. A cette construction primitive, succédèrent plusieurs autres bâties en pierres. Lorsqu'en 1874, on démolit l'ancienne église, on retrouva dans ses murs des débris d'une église antérieure. L'église actuelle à trois nefs et une tour occidentale, elle fut construite entre 1871 et 1874.

LES CHAPELLES.
 
La chapelle Saint-Lambert : située au Trieux des Gouttes. Saint Lambert est fêté le 17 septembre, on l'invoque pour être préservé ou guéri de la goutte sciatique, du rhumatisme, de névralgies et de toutes les affections nerveuses. A côté de la chapelle se trouve la fontaine qui lui est dédiée. La Confrérie des Soçons dè Tri dès Gotes a décidé de lui consacrer le 2e week-end de septembre, lors de sa fête de quartier.
 
La chapelle Sainte-Thérèse : située au coin de la rue Cahiet et de la rue Royale, la chapelle originale fut démolie et remplacée par une construction moderne.
PATRIMOINE D'EMINES, EN BREF
 
- Eglise néo-romane saint Lambert (1874)
- Ferme de Saint-Martin - Huglise (16e siècle)
- Ferme de Seumoy (17e siècle)
- Ferme d'Hulplanche (17e siècle)
- Ferme de la Tour (17e siècle)
- Ferme de la Gloriette (17e siècle)
- Ferme du Chenoy (17e siècle)
- Ferme du Hazoir (19e siècle)
- Château Ladmirant - Ruzette (17e siècle)
- Chapelle saint Lambert (1853)
- Deux calvaires
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